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12 juin 2024 -
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L'évangile du jour
« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » 


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
15 février 28
Lieu
Cornes d'Hattin
Livre
Tome 3 - ch 171.1
2ème année vie publique

       (…) Le sermon sur la montagne continue.

       Le lieu et l’heure sont toujours les mêmes. Il y a encore plus d’affluence. Dans un coin, près d’un sentier, comme s’il voulait entendre sans provoquer l’hostilité de la foule, se tient un romain. Je le reconnais à son vêtement court et à son manteau différent. Etienne et Hermas sont encore là.

       Jésus regagne lentement sa place et se remet à parler.

       « Après ce que je vous ai dit hier, vous ne devez pas penser que je suis venu abolir la Loi. Non. Seulement, puisque je suis l’Homme et que je comprends les faiblesses de l’homme, j’ai voulu vous encourager à la suivre en dirigeant votre regard spirituel non pas vers l’abîme des ténèbres, mais vers l’Abîme de lumière. Car, si la peur du châtiment peut retenir trois fois sur dix, la certitude de la récompense vous donne de l’élan sept fois sur dix. La confiance est donc plus efficace que la peur. Et je veux que vous la possédiez pleinement, avec assurance, pour pouvoir réaliser non pas sept parts de bien sur dix, mais dix parts sur dix et conquérir cette très sainte récompense du Ciel.

       Je ne change pas un iota de la Loi. Qui l’a donnée au milieu des foudres du Sinaï ? Le Très-Haut. Et qui est le Très-Haut ? Le Dieu un et trine. D’où l’a-t-il tirée ? De sa Pensée. Comment l’a-t-il transmise ? Par sa Parole. Pourquoi l’a-t-il donnée ? En raison de son Amour. Vous voyez donc que la Trinité était présente. Et le Verbe, obéissant comme toujours à la Pensée et à l’Amour, a parlé au nom de la Pensée et au nom de l’Amour.

       Pourrais-je me démentir moi-même ? Non, ce me serait impossible. Mais comme je peux tout, je peux compléter la Loi, la rendre divinement complète, non pas telle que l’ont faite les hommes qui, au cours des siècles, l’ont rendue non pas complète, mais seulement indéchiffrable, irréalisable, en y superposant lois et règlements, règlements et lois, tirés de leur propre pensée en accord avec leurs intérêts de manière à lapider et étouffer, à déformer et rendre stérile la Loi très sainte donnée par Dieu. Est-ce qu’une plante peut survivre si on la submerge continuellement sous des avalanches, des décombres, des inondations ? Non : la plante meurt. La Loi est morte dans beaucoup de cœurs, enterrée sous l’avalanche de trop de surcharges. Je suis venu les enlever toutes et, la Loi une fois sortie du tombeau, une fois ressuscitée, j’en fais non plus une loi mais une reine. (…)


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Cecile-LuisDeMadrazo
La sagesse des martyrs

Jésus dit : 

« Mes martyrs ont possédé la Sagesse, et mes confesseurs également. Tous ceux qui m’ont aimé réellement et ont pris cet amour comme but de leur vie l’ont possédée.

Cela n’apparaît pas aux yeux du monde. Au contraire, être juste semble de la faiblesse, quelque chose de dépassé. Comme s’il y avait eu des changements, au cours des siècles, dans les rapports entre Dieu et les fidèles.

Non. Si j’ai atténué la rigueur de la Loi mosaïque et si je vous ai donné des ressources d’une puissance incalculable pour vous aider à mettre la Loi en pratique et à atteindre la perfection, cela ne change pas votre devoir de respect et d’obéissance au Seigneur votre Dieu. S’il est devenu bon au point de se donner lui-même pour vous rendre bons, vous devez l’être encore plus, au lieu de dire : “C’est à lui de penser à nous sauver. Nous, prenons du bon temps.” Cela n’est pas de la sagesse : ce n’est que stupidité et blasphème. C’est la sagesse du monde, – autrement dit répréhensible –, et non la sagesse divine.

Mes martyrs furent sages de manière divine. Ils ne se sont pas dit, comme l’impie : “Profitons du temps présent car il ne revient pas, et la mort met un point final à toute joie. Pour cela, faisons de l’abus de pouvoir un droit ; ainsi, en extorquant aux faibles et aux bons ce qu’il n’est pas permis d’extorquer, amassons de quoi nous remplir les poches pour ensuite nous remplir le ventre et assouvir la concupiscence de la chair et de l’esprit.” Ils ne se sont pas dit, comme l’impie : “Être juste est un sacrifice et cela demande des efforts. En outre, la vue du juste est une réprobation. Débarrassons-nous donc de lui, car sa justice nous rappelle Dieu et nous reproche notre vie bestiale…”

Au contraire, mes martyrs ont renversé la théorie du monde et ont voulu uniquement suivre celle de Dieu. C’est pourquoi le monde les a mis à l’épreuve, il les a outragés, torturés, tués dans l’espoir d’ébranler leur vertu. Dans sa sottise, il ignorait que chaque coup asséné pour effriter leur âme était semblable à un marteau qui les faisait pénétrer en moi et moi en eux, en un amour de fusion parfait. C’était au point que, dans les prisons ou les cirques, ils étaient déjà au ciel et me voyaient comme ils me verraient pour l’éternité bienheureuse une fois passé l’instant de la souffrance et de la mort.

Ils n’étaient pas morts, pas détruits, pas torturés, pas désespérés. Le travail de l’enfantement n’est ni mort, ni destruction, ni torture ni désespoir : c’est au contraire une vie qui en engendre une autre, un dédoublement de la chair qui était une et devient deux, une satisfaction, l’espérance d’être mère et d’obtenir de cette maternité des joies indescriptibles tout au long de sa vie. De la même manière, leur souffrance était pour eux espérance, sécurité, vie qui les rendaient bienheureux.

Le monde ne pouvait comprendre ces saints insensés dont la folie était d’aimer Dieu le plus parfaitement possible pour une créature : ils se rendaient volontairement stériles puisque leurs seules noces étaient avec moi dans ma divinité, ils devenaient des eunuques qui, par amour spirituel, amputaient leur sensualité humaine et vivaient chastes comme des anges. Le monde ne pouvait comprendre ces fous sublimes, bien conscients des douceurs du lit de noces et d’une descendance, qui savaient cependant y renoncer et voler vers les tortures après s’être volontairement déchiré le cœur par l’abandon de leurs enfants et de leur époux, par amour de moi, leur amour.

Or le monde a été sauvé par eux. Si vous êtes devenus les bêtes sauvages que vous êtes après de tels exemples et un tel bain de sang purificateur, que seriez-vous devenus – et à partir de quand ? – sans la génération sainte et bénie de mes martyrs ? Ils vous ont retenus de vous précipiter en Satan bien plus tôt que vos convoitises vous y excitaient. Ils vous invitent encore à vous arrêter et à vous remettre sur le bon chemin en délaissant la mauvaise pente. Ils vous disent des paroles de salut. Ils vous les disent par leurs blessures, par leurs actes de charité, par ce qu’ils ont répliqué aux tyrans, par le souci de leur pudeur, par leur patience, leur pureté, leur foi et leur constance. Ils vous disent qu’une seule science est nécessaire : celle qui provient de la sagesse divine. [...]

C’est la Sagesse, vivante en eux, qui les instruisait que “donner, c’est recevoir” et que, plus ils distribuaient les eaux célestes que la Source divine répandait en eux, plus ces eaux augmentaient jusqu’à les remplir comme les calices d’une sainte messe consommée pour le bien du monde par le Prêtre éternel. » [...]

La Force des Martyrs dans les écrits de Maria Valtorta (Compendium)

Les Cahiers de 1944, 2 mars