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FR-Evangile-Illustre-2016-05-10 Logo Évangile
L'évangile du jour
« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
4 avril 30
Lieu
Jérusalem
Livre
Tome 9 - ch 600.41
Préparation à la Passion

Enseignement de Jésus :

     « De l’épisode de la Cène, en plus de la considération de la charité d’un Dieu qui se fait nourriture pour les hommes, quatre enseignements principaux ressortent.

     (…) Troisièmement : seuls peuvent être maîtres d’eux-mêmes et supporter les offenses — cette charité sublime par-dessus tout — ceux qui mettent au centre de leur vie la loi de charité, que j’ai proclamée, et non seulement proclamée, mais pratiquée réellement.

     Vous ne pouvez imaginer ce qu’a pu être pour moi la présence à ma table de celui qui me trahissait… devoir me donner à lui, m’humilier devant lui, partager avec lui la coupe rituelle, poser mes lèvres là où lui les avait posées et demander à ma Mère d’en faire autant… Vos médecins ont discuté et discutent encore sur la rapidité de ma fin. Ils en voient l’origine dans une lésion cardiaque due aux coups de la flagellation. Oui, à cause de ces coups aussi mon cœur était devenu malade. Mais il l’était déjà depuis la Cène, il était brisé, brisé sous l’effort de devoir subir à côté de moi le traître. C’est à partir de cet instant que j’ai commencé à mourir physiquement. Le reste n’a été qu’une aggravation de l’agonie qui existait déjà.

     Tout ce que j’ai pu faire, je l’ai fait, car je n’étais qu’un avec la Charité. Même à l’heure où le Dieu-Charité s’éloignait de moi, j’ai su être charité car, pendant trente-trois ans, j’avais vécu de charité. On ne peut parvenir à une perfection telle que celle qui demande de pardonner et de supporter celui qui nous offense si on n’a pas l’habitude de la charité. Moi, je l’avais, de sorte que j’ai pu pardonner et supporter ce chef-d’œuvre d’offenseur que fut Judas. (…)


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La discrétion de Marie

Jésus dit :

[...]  « Ma Mère s’est appelée la ‘Silencieuse’. Il faudrait ajouter beaucoup d’attributs à ses litanies et il y aurait beaucoup à méditer sur ces attributs. Vierge silencieuse, vierge lumineuse et Mère de la Lumière elle l’était et l’est.

Elle a soulevé, avec une extrême réticence, quelques voiles à mes évangélistes, mais uniquement pour les choses que, dans son savoir surnaturel, elle jugeait utiles à mon intérêt. En ce qui la concerne, silence absolu. Elle gardait tout dans son cœur, comme l’affirme Luc, et de son cœur, elle tira des souvenirs pour ses chers comme des perles d’un coffre.

Il ne faut donc pas s’étonner que les gens dans la foule ne pussent pas comprendre, tout en étant sanctifiés par le passage de ma Mère. Ils n’étaient pas, comme elle a dit, des saints. Plus ou moins bons, ils avaient Dieu loin de leur cœur, et là où Dieu n’est pas, il n’y a pas de lumière.

Il ne faut pas s’étonner non plus que Dieu ait protégé la Bénie sous le voile d’une vie en apparence ordinaire. Dieu n’aime pas ce qu’aiment les humains : les célébrations et encore moins les auto-célébrations humaines. Il se drape de réserve et en enveloppe ses bien-aimés. Le monde est profanateur et Satan est d’autant plus rusé qu’il est vaincu. Dieu préserve des curiosités baveuses et des pièges empoisonnés ses créatures les plus chères et lui-même en elles, puisqu’il prend grand soin de ses instruments, voulant d’eux l’accomplissement de leur mission. Il révèle la vérité cachée seulement aux ‘Saints’.

Et il ne faut pas s’étonner que Marie, après ma naissance, apparût encore plus comme une femme ordinaire : une jeune mère, rien d’au­tre. Comme l’encensoir dont était sortie l’Hostie très sainte, elle était maintenant la Toute Sainte pour elle-même, mais elle ne portait plus le Saint des saints. Et si l’on songe au fait que le Saint des saints, au moment où il racheta avec une éternelle souveraineté la Terre et ses vivants, ses défunts et ses futurs habitants, apparut aux yeux du monde comme un malfaiteur torturé pour ses méfaits, il est logique que sa Mère, du moment où elle devint co-Rédemptrice et qu’elle participa donc au rachat de la Terre, apparût comme une simple, pau­vre femme.

Le temps lumineux pendant lequel je me suis formé en elle s’était écoulé et la splendeur de la joie, qui en cette nuit avait rempli le cœur de Marie, la grotte et les Cieux, s’atténua à l’aube du jour où commença à se lever le soleil de la rédemption, soleil teinté de sang, composé de douleur infinie. L’aurore trouva Marie déjà plongée dans la pensée des tourments à venir. L’offrande avait déjà été faite en mon nom et les deux phrases plus chrétiennes de la Terre s’étaient nouées l’une à l’autre pour former une chaîne et étrangler le Mal : ‘Voici la servante du Seigneur’ et ‘Seigneur, que ta volonté soit faite’.

Saintes lèvres, lèvres bénies de ma Mère, qui avez prêté à ma nullité d’enfant le son virginal des paroles parfaites ! Le Ciel se pencha sur son ‘oui’ héroïque, répété lorsque la maternité le rendait doublement héroïque, et vénéra en elle la Martyre rédemptrice. Comme un collier auquel s’ajoute de jour en jour une perle, la suite des jours douloureux de Marie commença. A la fin, il y eut le Golgotha.

C’est pour cette longue douleur que je vous dis : ‘Aimez-la’. Je vous bénis quand vous m’aimez. Mais pour l’amour que vous donnez à ma Mère, je vous prépare une demeure plus resplendissante au Ciel. »

Les Cahiers de 1943, 3 décembre