Partager sur
FR-Evangile-illustre-2016-12-05
6 décembre 2021 - Saint Nicolas de Myre
Logo Évangile
L'évangile du jour
« Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » (Lc 5, 17-26)

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » 


Logo Méditation des Carmes
Méditer avec les Carmes
ChristNuageSoleil

Quand Dieu paraît, quand Dieu agit - et il ne cesse d'agir - il est assez puissant pour inverser dans notre cœur le cours des événements et pour transformer dans nos vies tout ce qui porte le sceau du malheur. C'est cette fidélité agissante qu'Isaïe appelait "la revanche de Dieu", et c'est toujours une victoire de l'amour : "Voici votre Dieu, il vient lui-même et va vous sauver".

Quand Dieu vient, quand on laisse Dieu venir et montrer sa gloire, même le désert refleurit, même la terre de la soif se couvre de fleurs des champs ; les mains fatiguées recouvrent des forces, les genoux chancelants s'affermissent, et nous retrouvons le courage de vivre et de servir. Nous recommençons à voir, parce que nous regardons les choses et les personnes dans la lumière de Dieu ; nous parvenons à entendre sa voix, parce que nous consentons à faire taire la rumeur de tous nos sentiments négatifs.

Isaïe l'avait prédit : "Le boiteux grimpera comme un cerf"; et Jésus, Dieu qui sauve, accomplit la promesse: le paralysé, sur sa parole, emporte sa civière.

Qu'est-ce que Dieu attend pour réaliser en nous des merveilles semblables ? - La foi, rien que la foi, mais une foi qui prenne tout l'être et toute la vie, la foi des pauvres de cœur qui font à Dieu l'honneur de s'en remettre à lui.

"Prends ta civière, et retourne chez toi" : c'est l'ordre que Jésus nous donne ce matin, en nous pardonnant nos péchés. "Prends ta civière ; lâche ton passé d'égoïsme et de tristesse. Avance, toi aussi, sur la route que Dieu a ouverte dans l'histoire", la Route sainte pour les rachetés : Jésus lui-même, qui est chemin, vérité et vie.

"Prends ta civière" : c'est le désir de Dieu. Mais notre désir à nous, où est-il, où va-t-il ? Où est le trésor qui retient et paralyse notre cœur ? Quelle épaisseur de routine, de lassitude et de tristesse devons-nous traverser pour nous retrouver, humbles et heureux, devant le Fils de Dieu qui va nous guérir ?

Que notre prière, Seigneur, se fraie un chemin jusqu'à toi.

Suscite au cœur de ceux qui te servent les désirs purs, les désirs forts qui les prépareront au mystère de l'Incarnation de ton Fils.


Logo Maria Valtorta
Dans les visions de Maria Valtorta
paralytique-gueri.jpg
Date
19 mai 27
Lieu
Capharnaüm
Livre
Tome 1 - ch 64.5
1ère année vie publique

       (…) « Maître ! Crie Pierre du milieu de la foule, il y a ici des ma­lades. Deux peuvent attendre que tu sortes, mais celui-ci est bloqué par la foule… et puis il ne peut se tenir debout, et nous ne pouvons passer. Je le renvoie ?

       – Non, descendez-le par le toit.

       – Bien, nous le faisons tout de suite. »

       On entend marcher sur le toit de la pièce ; comme elle ne fait pas vraiment partie de la maison, elle n’a pas de terrasse de ciment, mais une sorte de revêtement de fascines qui porte des espèces d’ardoises. Je ne sais de quelles pierres il peut s’agir. On pratique une ouverture et, avec des cordes, on descend le grabat sur lequel se trouve l’infirme. Il arrive juste devant Jésus. La foule s’agglutine plus encore, pour mieux voir.

       « Tu as eu une grande foi, comme aussi tes porteurs.

       – Oh ! Seigneur ! Comment ne pas en avoir pour toi ?

       – Eh bien, je te le dis : mon fils (l’homme est jeune), tous tes péchés te sont remis. »

       L’homme le regarde en pleurant… Peut-être reste-t-il un peu insatisfait parce qu’il espérait une guérison physique. Les pharisiens et les docteurs murmurent. Du nez, du front et de la bouche, ils font une grimace dédaigneuse.

       « Pourquoi ces murmures, dans vos cœurs plus encore que sur vos lèvres ? D’après vous, est-il plus facile de dire au paraly­tique : “ Tes péchés te sont remis ”, ou bien : “ Lève-toi, prends ton grabat et marche ” ? Vous pensez que seul Dieu peut remettre les péchés, mais vous ne savez pas dire ce qu’il y a de plus grand, car cet homme, qui a perdu l’usage de ses facultés corporelles, a dépensé toutes ses ressources sans qu’on puisse le guérir. Il n’y a que Dieu qui ait ce pouvoir. Or, pour que vous sachiez que je peux tout, pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a pouvoir sur la chair et sur l’âme, sur la terre et au Ciel, je dis à cet homme : “ Lève-toi, prends ton grabat et marche. Rentre chez toi et sois saint. ” »

       L’homme sursaute, pousse un cri, se dresse debout, se jette aux pieds de Jésus, les embrasse et les caresse, pleure et rit à la fois, et avec lui ses parents et la foule qui ensuite se range pour qu’il passe en triomphe et le suit en lui faisant fête. La foule, oui, mais pas les cinq hommes hargneux qui s’en vont, hautains et raides comme des piquets.