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FR-Evangile-Illustre-2016-10-02
10 novembre 2026 -
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L'évangile du jour
« Nous sommes de simples serviteurs » (Lc 17, 7-10)

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir” » 


Logo Maria Valtorta
Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
24 mai 29
Lieu
Jourdain
Livre
Tome 6 - ch 422.7
3ème année vie publique

       (…) Ecoutez : en vérité, je vous dis que personne ne doit se vanter de faire son devoir et exiger des faveurs spéciales pour ce qui est une obligation.

       Judas a rappelé que vous m’avez tout donné ; et il m’a dit qu’en retour, j’ai le devoir de vous satisfaire pour ce que vous faites.

       Mais rendez-vous un peu compte : il y a parmi vous des pêcheurs, des propriétaires terriens, plus d’un qui possède un atelier, et Simon le Zélote qui avait un serviteur. Eh bien, quand les employés de la barque, ou les journaliers qui vous aidaient à l’oliveraie, à la vigne ou dans les champs, ou encore les apprentis de l’atelier, ou simplement le fidèle domestique qui s’occupait de la maison ou de la table, avaient fini leur travail, vous mettiez-vous par hasard à les servir ?

       Et n’en est-il pas ainsi dans toutes les maisons et toutes les affaires ? Quel homme, ayant un serviteur qui laboure ou qui fait paître, ou un ouvrier à l’atelier, lui dit quand il a fini le travail : “ Passe tout de suite à table ” ? Personne. Au contraire, soit qu’il revienne des champs, soit qu’il ait déposé ses outils, tout maître dit : “ Fais-moi à dîner, mets-toi en tenue et, avec des vêtements propres, sers-moi pendant que je mange et que je bois. Ton tour viendra ensuite. ” Et on ne peut pas dire que cela soit de la dureté de cœur. Car l’employé doit servir son maître, et ce dernier n’a aucune obligation envers lui sous prétexte qu’il a obéi aux ordres reçus le matin. En effet, si le maître a le devoir de se montrer humain à l’égard de son serviteur, celui-ci a aussi le devoir de ne pas être paresseux et dilapidateur, mais de coopérer au bien-être de celui qui l’habille et le nourrit. Supporteriez-vous que vos matelots, vos ouvriers agricoles ou autres sous-ordres, vous disent : “ A ton tour de me servir, puisque, moi, j’ai travaillé ” ? Je ne crois pas.

       Il en va de même pour vous : quand vous regardez ce que vous avez accompli et ce que vous accomplirez pour moi — et, à l’avenir, ce que vous ferez pour poursuivre mon œuvre et continuer à servir votre Maître —, vous verrez que vous êtes toujours restés en-deçà de ce qu’il était juste de faire pour être au niveau de tout ce que vous avez reçu de Dieu. Vous devrez donc toujours dire : “ Nous sommes des serviteurs inutiles, puisque nous n’avons fait que notre devoir. ” Si vous raisonnez ainsi, vous ne sentirez plus de prétentions ni de mécontentements s’élever en vous, et vous agirez avec justice. »


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Les œuvres de miséricorde physique (7/9) - Visiter les malades

[Jésus dit : ]

« Ah ! En vérité, comme les hommes sont des voyageurs, ils sont tous malades.

Et les maladies les plus graves sont celles de l’âme, les maladies invisibles et les plus mortelles.

Et pourtant elles ne provoquent pas de dégoût.

La plaie morale n’inspire pas de répugnance.

La puanteur du vice ne donne pas la nausée.

La folie démoniaque ne fait pas peur.

La gangrène d’un lépreux spirituel ne repousse pas.

Le tombeau rempli d’ordure d’un homme dont l’âme est morte et putréfiée ne fait pas fuir.

Ce n’est pas un anathème de s’approcher de l’une de ces impuretés.

Pauvre, étroite pensée de l’homme !

Mais dites-moi : est-ce l’âme qui a le plus de valeur ou bien la chair et le sang ?

Ce qui est matériel a-t-il le pouvoir de cor­rompre ce qui est incorporel, par l’effet du voisinage ?

Non. Je vous assure que non.

L’âme a une valeur infinie en comparaison de la chair et du sang, cela, oui ; mais la chair n’a pas un pouvoir supérieur à celui de l’âme. Et l’âme peut être corrompue, non par des choses matérielles, mais par des choses spirituelles. Même si quelqu’un soigne un lépreux, son âme ne devient pas lépreuse, mais au contraire, grâce à la charité qu’il pratique héroïquement jusqu’à s’isoler dans des vallées de mort par pitié pour son frère, toute tache de péché disparaît de lui. Car la charité est absolution du péché et la première des purifications.

Partez toujours de cette pensée : “ Qu’est-ce que je voudrais qu’on me fasse, si j’étais comme lui ? ”

Et agissez comme vous voudriez qu’on agisse à votre égard.

Maintenant encore, Israël a ses anciennes lois.

Mais un jour viendra – et son aurore n’est plus très lointaine –, où l’on vénérera comme symbole d’absolue beauté l’image d’un Homme en qui sera reproduit matériellement l’Homme des douleurs d’Isaïe et le Torturé du psaume de David, Celui qui, pour s’être rendu semblable à un lépreux, deviendra le Rédempteur du genre humain. On verra accourir vers ses plaies, comme des cerfs vers les sources, tous ceux qui ont soif, qui sont malades, épuisés, tous ceux qui pleurent sur la terre, et il les désaltérera, les guérira, les restaurera, les consolera spirituellement et physiquement. Et les meilleurs aspireront à devenir semblables à lui, couverts de blessures, exsangues, frappés, couronnés d’épines, crucifiés, par amour des hommes qu’il faut racheter, continuant ainsi l’œuvre de Celui qui est le Roi des rois et le Rédempteur du monde. Vous qui êtes encore d’Israël, mais qui déjà dressez vos ailes pour voler vers le Royaume des Cieux, commencez dès maintenant à concevoir cette valeur nouvelle des maladies et, en bénissant Dieu qui vous garde en bonne santé, penchez-vous sur ceux qui souffrent et qui meurent.

L’un de mes apôtres a dit un jour à l’un de ses frères : “ Ne crains pas de toucher les lépreux. Par la volonté de Dieu aucun mal ne s’en prendra à nous. ”

Il disait juste : Dieu protège ses serviteurs.

Mais, même si vous étiez contaminés en soignant les malades, vous seriez portés dans l’autre vie au rang des martyrs de l’amour. » [...]

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, ch 275.10