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FR-Evangile-Illustre-2017-06-11
14 septembre 2026 -
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L'évangile du jour
« Dieu a envoyé son Fils pour que le monde soit sauvé. » (Jn 3, 13-17)

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. 


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
4 novembre 27
Lieu
Gethsémani
Livre
Tome 2 - ch 116.9
2ème année vie publique

       (…) Chacun a sa méthode pour parvenir au port. N’importe quel vent convient pour celui qui sait se servir de la voile. Vous entendez souffler le vent, et vous pouvez vous baser sur sa direction pour diriger la manœuvre. Mais vous ne pouvez dire d’où il vient, ni appeler celui qu’il vous faut. L’Esprit aussi appelle, il arrive en appelant et il passe. Mais seul celui qui est attentif peut le suivre. Comme un fils connaît la voix de son père, l’âme engendrée par l’Esprit connaît sa voix.

      – Comment cela peut-il se faire ?

       – Toi qui es maître en Israël, tu me le demandes ? Tu ignores ces choses ? On parle et on rend témoignage de ce qu’on sait et de ce qu’on a vu. Or je parle et je témoigne de ce que je sais. Comment pourras-tu jamais accepter ce que tu n’as pas vues, si tu n’acceptes pas le témoignage que je t’apporte ? Comment pourras-tu croire à l’Esprit, si tu ne crois pas à la Parole incarnée ? Je suis descendu pour remonter et entraîner à ma suite ceux qui sont ici-bas. Un seul est descendu du Ciel : le Fils de l’Homme. Et un seul montera au ciel avec le pouvoir de l’ouvrir : moi, le Fils de l’Homme. Rappelle-toi Moïse. Il a élevé un serpent dans le désert pour guérir ceux qui étaient malades en Israël. Quand je serai élevé, ceux que maintenant la fièvre de la faute rend aveugles, sourds, muets, fous, lépreux, malades, seront guéris et quiconque croira en moi aura la vie éternelle. Même ceux qui auront cru en moi auront cette heureuse vie.

       Ne baisse pas la tête, Nicodème. Je suis venu pour sauver, pas pour perdre. Dieu n’a pas envoyé son Fils unique dans le monde pour que ses habitants soient condamnés, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Dans le monde, j’ai trouvé tous les péchés, toutes les hérésies, toutes les idolâtries. Mais l’hirondelle qui vole rapidement au-dessus de la poussière peut-elle souiller son plumage ? Non. Elle n’apporte sur les tristes chemins de la terre qu’une virgule d’azur, une odeur de ciel. Elle lance un appel pour secouer les hommes, pour élever leur regard au-dessus de la boue et leur faire suivre son vol qui revient vers le ciel. Il en est ainsi de moi. Je viens pour vous emmener avec moi. Venez !… Celui qui croit au Fils unique n’est pas jugé. Il est déjà sauvé, car ce Fils parle au Père et dit : “ Celui-ci m’aime. ” Mais celui qui ne croit pas, il est inutile qu’il fasse des œuvres saintes. Il est déjà jugé car il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.


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CroixAfrique
Revenez aux méthodes des catacombes (2/6)

[...] Soyez-le, je le répète, comme au temps des catacombes. A cette époque, les papes eux-mêmes vivaient au milieu du peuple. Et je ne parle pas seulement du peuple chrétien. Ils vivaient même parmi les païens, ils se mêlaient à eux, ils gagnaient leur pain par diverses occupations manuelles ou civiles, couronnées, le soir venu, par la Fraction du pain, par l’Assemblée des fidèles. On en trouvait dans les palais impériaux, dans les demeures patriciennes, aussi bien que parmi les tailleurs de pierre, les débardeurs, les tisserands, les foulonniers, les cultivateurs du petit peuple, ou encore parmi les médecins et les pédagogues. Et ceux à qui la naissance ou les revenus permettaient de ne pas avoir besoin de travailler, s’habillaient chaque jour de vêtements humbles pour accomplir des œuvres de miséricorde dans les quartiers les plus pauvres.

Tous annonçaient ma doctrine par la parole, et plus encore par l’exemple. Ils ne prêchaient pas à partir d’un texte fixe, ni selon des règles oratoires. Ils parlaient simplement à tel ou tel voyageur ou compagnon de travail. Tout leur servait à parler de moi, en insinuant doucement la connaissance de Jésus Christ et de l’Evangile, avec patience, avec amour et avec constance.

Ils ne craignaient ni les déboires ni les dangers. Ils entraient jusque dans les caves des cirques, jusque dans les prisons et les tribunaux – autrement dit là où ils risquaient d’être dévorés par une foule enragée comme des agneaux par les loups. Ils allaient y porter la Parole, les sacrements, les bénédictions aux chrétiens attendant le martyre, et y conquérir au Christ les âmes des païens.

Ils ne faisaient pas de démagogie politique, et surtout pas aux moments délicats de mécontentement populaire ou de changement d’empereur. Ils menaient une vie chrétienne, et cela seulement. Une vraie vie chrétienne. C’est ainsi qu’ils entraînaient les autres à les suivre sur leur route, ou plus exactement sur la mienne.

En vérité, on peut dire, comme l’épouse du Cantique des cantiques, que les païens couraient derrière eux, attirés par la bonne odeur du Christ que mes disciples – qui étaient vraiment d’autres Christ – laissaient dans leur sillage lorsqu’ils marchaient au milieu de la corruption et de l’erreur pour les chasser et instaurer le règne du Christ.

Tous ont christianisé de cette manière, qu’ils soient papes, évêques, prêtres, diacres, sous-diacres, assistés par des chrétiens, des personnes non consacrées, des soldats, des matrones, des sénateurs, des ouvriers, des enfants, ou encore des vierges. [...]

Les Carnets, le 25 avril 1948