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FR-Evangile-Illustré-2015-01-27v1
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L'évangile du jour
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » (Mc 3, 20-35)

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » 


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Méditer avec les Carmes
VelankanniGIMP

Faire la volonté du Père, c'était, pour Jésus, sa nourriture, quotidienne, joyeuse, irremplaçable. C'est pourquoi l'auteur de l'épître aux Hébreux ne se trompe pas, lorsqu'il met sur les lèvres de Jésus, dès le début de sa vie, les paroles du Psalmiste : "Me voici, Seigneur, pour faire ta volonté".

Faire la volonté de Dieu, c'était, pour Marie, le programme de sa vie, toute son ambition, toute sa joie. Dès l'Annonciation, elle répond au Messager de Dieu ces mots qui résument toute sa mission, toute sa disponibilité de corps et de cœur, tout son bonheur d'entrer dans les vues de Dieu : "Voici la servante du Seigneur !"

Faire la volonté de Celui qui nous envoie, c'est la route que Jésus nous propose, pour avancer vers le salut, et pour épanouir notre être de fils et de filles de Dieu.

Jésus a dit un jour : "Celui qui fait la volonté de mon Père, c'est celui-là qui m'aime" (Jn 14,21). Aujourd'hui il nous redit, en quelque sorte : "C'est celui-là que j'aime, et que je fais entrer dans mon intimité".

Autour de lui, dans la petite maison de Capharnaüm, des gens, hommes et femmes, sont assis, qui l'écoutent sans se lasser, qui entendent de sa bouche ce que Dieu attend d'eux. Et avec ces affamés de Dieu, Jésus se sent comme en famille. C'est bien ainsi qu'il faut comprendre ses paroles lorsqu'on lui annonce l'arrivée de sa parenté.

Jésus ne veut pas dire : "Ma mère ? mes cousins ? que m'importe !", mais, dans un sens positif : "Mes liens avec ceux qui me cherchent et m'écoutent, avec les affamés de Dieu, sont aussi forts, aussi heureux, aussi intimes qu'avec les membres de ma famille.

Ma famille, ce sont les chercheurs de Dieu, tous ceux et celles qui accueillent sa volonté avec un cœur vraiment généreux, tous ceux et celles qui veulent vivre devant Dieu une liberté de fils ou de fille.

Ma famille, ce sont tous ceux qui mettent leurs mains dans les mains du Père, qui aiment ce que Dieu aime, et qui "frémissent à sa parole".

En disant cela, Jésus faisait le portrait de sa Mère, et il vous traçait, ma Sœur, une route de joie pour toute votre vie consacrée à son Règne.

Sur la route toujours montante du Carmel, voilà cinquante ans qu'à travers les bons et les mauvais jours vous cherchez obstinément à vivre selon l'Évangile de Jésus.

Avec les seules certitudes de la foi et dans l'aventure quotidienne de l'espérance, dans la ferveur et malgré les misères, à coups de fidélités et de conversions, vous maintenez, au cœur de l'Église, votre projet de répondre au Seigneur, d'un même cœur avec Marie, et par le chemin de la vie fraternelle.

Projet audacieux, projet insensé aux yeux du monde, car la vie fraternelle, celle que Jésus a inaugurée avec son petit collège des Douze, n'est jamais une réussite purement humaine, ni une conquête définitive : C'est toujours par grâce de Dieu que l'on fait la volonté de Dieu, c'est toujours par l'amour de Jésus que l'on revient sans se lasser à la vie fraternelle, c'est toujours par la force et la douceur de l'Esprit que l'on peut vivre ensemble en sœurs de Jésus.


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
18 août 28
Lieu
Chorazeïn
Livre
Tome 4 - ch 269.6
2ème année vie publique

       (…) Jésus descend les deux petites marches du seuil et s’avance, droit, sévère et calme. Il s’arrête juste en face du groupe des scribes et des pharisiens, les fixe d’un regard perçant et dit :

       « Même sur la terre, on voit qu’un royaume divisé en factions opposées s’affaiblit intérieurement. C’est une proie facile pour les états voisins qui le dévastent pour le réduire en esclavage. Sur la terre aussi, on voit qu’une cité divisée en factions opposées perd sa prospérité, et il en est de même d’une famille dont les membres sont divisés par la haine. Elle s’effrite et devient un émiettement qui ne sert à personne et qui fait la risée de ses concitoyens. La concorde n’est pas seulement un devoir, mais une habileté, car elle garde les hommes indépendants, forts et aimants. C’est à cela que devraient réfléchir les patriotes, les habitants de la même ville ou les membres d’une même famille quand, poussés par le désir d’un intérêt particulier, ils sont amenés à des séparations et à des vexations, qui sont toujours dangereuses parce qu’elles opposent les groupes les uns aux autres et détruisent les affections.

       C’est cette habileté que mettent en œuvre ceux qui sont les maîtres du monde. Observez Rome et son indéniable puissance, si pénible pour nous. Elle domine le monde, mais elle est unie dans un même dessein, une seule volonté : “ dominer ”. Même parmi eux, il doit sûrement y avoir des désaccords, des antipathies, des révoltes. Mais cela reste au fond. A la surface, c’est un seul bloc, sans failles, sans troubles. Tous veulent la même chose et y parviennent parce qu’ils la veulent. Et ils réussiront, tant qu’ils voudront la même chose.

       Prenez cet exemple humain d’une habile cohésion et réfléchissez : si ces enfants du siècle sont ainsi, qu’est-ce que ne sera pas Satan ? Eux, pour nous, sont des satans, mais leur diabolisme de païens n’est rien en comparaison du satanisme parfait de Satan et de ses démons. Là, dans ce royaume éternel, sans siècles, sans fin, sans limite de ruse et de méchanceté, là où on jouit de nuire à Dieu et aux hommes – nuire est leur respiration, leur douloureuse jouissance, unique, atroce –, la fusion des esprits s’est opérée avec une perfection maudite, car tous sont unis par une seule volonté : “ nuire ”.

       Maintenant si – comme vous voulez le soutenir pour insinuer des doutes sur ma puissance – Satan est celui qui m’aide parce que je serais un Belzébuth inférieur, le résultat n’est-il pas que Satan est en désaccord avec lui-même et avec ses démons, puisqu’il chasse ceux-ci de ses possédés ? Et s’il y a désaccord, son royaume pourrait-il durer ? Non, impossible. Satan est tout ce qu’il y a de plus fourbe et ne se fait pas du tort à lui-même : son but est d’étendre son royaume dans les cœurs, et non pas de le réduire. Sa vie, c’est de “ dérober, nuire, mentir, blesser, troubler ”. Dérober les âmes à Dieu et la paix aux hommes. Nuire aux créatures du Père, tout en le faisant souffrir. Mentir pour dévoyer. Blesser pour jouir. Troubler parce qu’il est le Désordre. Et il ne peut changer. Son être et ses méthodes sont éternels.

       Mais répondez à cette question : si, moi, je chasse les démons au nom de Belzébuth, au nom de qui vos fils les chassent-ils ? » (…)

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