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21juillet2015
July 20, 2021 - Saint Aurèle
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L'évangile du jour
« Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » (Mt 12, 46-50)

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » 


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Souvent, dans l'Évangile, Marie, mère de Jésus prend sa place, simplement, discrètement, dans le groupe de ceux et de celles qui cherchent Dieu : au Temple, avec son bébé de quarante jours, au Temple encore, avec Jésus adolescent, à la Croix où Jésus agonise, puis au Cénacle avec ceux qui attendent l'Esprit.

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, la foule a accaparé Jésus, et Marie se présente dehors, avec un groupe de cousins qui veulent le voir : Jacques, Joseph, Simon, Jude (Mt 13,58), d'autres encore peut-être, et éventuellement ses cousines, qui habitaient toutes Nazareth (Mt 13,56). Nous savons par l'Évangile de Jean qu'au moins une partie de ses cousins ne croyaient pas en lui (Jn 7,3), et cela éclaire peut-être la démarche de Marie qui les accompagne, elle la croyante, et aussi les paroles surprenantes de Jésus.

Dans un premier temps, en effet, Jésus semble désavouer l'initiative de ses cousins, ou du moins refuser de leur accorder une position de faveur. Envoyé de Dieu pour le salut de tous, Jésus ne veut pas privilégier sa famille. En réalité, ses paroles vont beaucoup plus profond. Il ne dit pas : "Je n'ai pas de famille, je n'ai plus de famille. Je récuse les affections familiales", mais bien plutôt, en montrant de la main ses disciples : "Ma famille est immense et s'agrandit tous les jours ; quiconque me donne sa foi, quiconque fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère. Ma famille n'est pas privilégiée, mais tout disciple reçoit le privilège d'entrer dans ma famille, dans mon affection, dans ma tendresse.

De plus, en évoquant ainsi les réflexes des vrais disciples, Jésus fait le portrait spirituel de sa propre mère, accueillante depuis le premier jour à la volonté mystérieuse du Père.

Marie, la croyante, est encore dehors, avec les cousins incrédules ; mais déjà Jésus lui donne sa vraie place : au milieu de ceux qui croient.


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
18 août 28
Lieu
Capharnaüm
Livre
Tome 4 - ch 269.12
2ème année vie publique

       (…) Pierre, Jean, Simon le Zélote et les fils d’Alphée saisissent ce brouhaha et disent à Jésus :

       « Maître, ta Mère et tes frères sont là. Ils sont là, dehors, sur la route, et ils te cherchent parce qu’ils veulent te parler. Ordonne à la foule de s’écarter pour qu’ils puissent venir jusqu’à toi : il y a sûrement une raison importante qui les a amenés à venir te chercher jusqu’ici. »

       Jésus lève la tête et voit, derrière les gens, le visage angoissé de sa Mère qui lutte pour ne pas pleurer pendant que Joseph, fils d’Alphée, lui parle, tout excité, et il voit les signes de dénégation de sa Mère, répétés, énergiques, malgré l’insistance de Joseph. Il voit aussi le visage embarrassé de Simon, fils d’Alphée, qui est visiblement affligé, dégoûté… Mais Jésus ne sourit pas et ne donne pas d’ordre. Il laisse l’Affligée à sa douleur et ses cousins là où ils sont.

       Il baisse les yeux sur la foule et, en répondant aux apôtres qui sont près de lui, il répond aussi à ceux qui sont loin et qui essaient de faire valoir le sang plus que le devoir. « Qui est ma Mère ? Qui sont mes frères ? » Il détourne les yeux. Il a l’air sévère : son vi­sage pâlit à cause de la violence qu’il doit se faire à lui-même pour placer le devoir au-dessus de l’affection et des liens du sang et pour désavouer le lien qui l’attache à sa Mère, pour servir le Père. Il désigne d’un geste large la foule qui se presse autour de lui, à la lumière rouge des torches et à celle argentée de la lune presque pleine, et dit :

       « Voici ma mère et voici mes frères. Ceux qui font la volonté de Dieu sont mes frères et mes sœurs, ils sont ma mère. Je n’en ai pas d’autres. Et les membres de ma famille le seront si, les premiers et avec une plus grande perfection que tous les autres, ils font la volonté de Dieu jusqu’au sacrifice total de toute autre volonté ou voix du sang et des affections. » (…)

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