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Mc 4, 39
June 20, 2021 - Saint Silvère
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L'évangile du jour
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? » (Mc 4, 35-41)

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »


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Méditer avec les Carmes
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Après une série de paraboles (4,1-34), adressée pour une part aux disciples, une série de quatre miracles (4,35 - 5,4), la tempête apaisée, la guérison du démoniaque, le rappel à la vie de la fille de Ya'ir et la guérison de la femme au flux de sang, rappellent que le pouvoir du Messie se manifeste autant par des actes que par des paroles. De plus ce pouvoir atteint aussi bien la nature que les démons ou la mort.

Le cadre, c'est le lac, que les disciples vont traverser vers l'est, puisque l'épisode suivant les situe en pays païen. Une tempête se lève, comme lorsque le vent venu de la mer rencontre les bourrasques du désert syrien, et Jésus dort, sur le coussin du timonier qu'il a mis sous sa tête.

Écoutons ce qu'expriment les disciples, puis Jésus, avant de nous demander l'importance, pour nous, de cet apaisement de la tempête.

Chez les disciples, c'est la peur, et ils reprochent presque à Jésus de s'en désolidariser : "Maître, cela ne te fait rien que nous périssions !" Rien sur la confiance, rien sur la foi, sinon une vague impression que Jésus, s'il le voulait, y pourrait quelque chose. D'ailleurs les disciples ont pris l'initiative d'emmener Jésus "comme il se trouvait", suivi d'une flottille qui ne parvenait pas à se séparer de lui.

Jésus, d'abord passif et comme absent, est réveillé : c'est l'heure de sa puissance. Il commande à la mer démontée , comme Dieu a menacé le chaos primitif (Ps 104,7), et il dit : "Silence ! Tais-toi !", comme à l'esprit impur (1,25). Sur le champ, la mer obéit, comme il est dit dans le Psaume : "II ramena la bourrasque au silence et les flots se turent. Il se réjouirent de les voir s'apaiser, il les mena jusqu'au port de leur désir"(Ps 107,29-30). Et Jésus, à son tour, fait des reproches : "Vous avez eu si peur, parce que vous manquez de foi !" Comme s'ils pouvaient courir un danger alors que Jésus est là, et qu'il dort. Et la "grande crainte" que les disciples éprouvent (cf. Jonas 1,10) ne débouche que sur une question : "Qui donc est-il ?"

La vie spirituelle nous fait revivre souvent l'angoisse des disciples. Quand les dangers, les incertitudes ou les incompréhensions s'amoncellent autour de nous, notre premier réflexe est de craindre, comme si nous étions seuls, et condamnés à périr, comme si Jésus n'était pas en nous, pour nous fortifier et nous tirer de l'isolement. Ce qui nous surprend, c'est le calme qui se fait en nous quand Jésus a parlé et quand nous l'avons appelé au secours. Quand nous descendons en nous jusqu'au niveau de la foi, quand nous acceptons de voir les choses et les personnes comme Jésus les voit, quand nous décidons de nous en remettre à lui et d'adopter son langage, notre barque cesse de faire eau de toutes parts, le vent tombe, et nous nous reprenons à espérer.

Mais il est des tempêtes, subites ou habituelles, que nous ne pouvons affronter avec nos seules forces et dont Jésus veut se rendre maître. Il faut seulement que nous allions plus loin qu'une question, et qu'un acte de foi authentique vienne nous libérer.

Qu'est-ce qui pourrait lui faire obstacle, si le vent et la mer lui obéissent ?


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
14 mars 28
Lieu
Lac de Tibériade
Livre
Tome 3 - ch 185.3
2ème année vie publique

Enseignement de Jésus :

        « Je ne te commente pas l’évangile dans le sens où tous le commentent. Je vais t’éclairer ce qui précède le passage de l’évangile.

        Pourquoi est-ce que je dormais ? Est-ce que par hasard je ne savais pas que la bourrasque allait arriver ? Si, je le savais. J’étais seul à le savoir. Dans ce cas, pourquoi est-ce que je dormais ?

        Les apôtres étaient des hommes, Maria. Animés de bonne volonté, mais encore tellement “ hommes ” ! L’homme se croit toujours capable de tout. Quand, ensuite, il est réellement capable de quoi que ce soit, il est plein de suffisance et d’attachement à son “ savoir faire ”.

        Pierre, André, Jacques et Jean étaient de bons pêcheurs, par conséquent ils se croyaient insurpassables dans la manœuvre des bateaux. Quant à moi, j’étais pour eux un grand “ rabbi ”, mais une nullité comme marin. C’est pourquoi ils me jugeaient incapable de les aider et, quand ils montaient dans la barque pour traverser la mer de Galilée, ils me priaient de rester assis parce que je ne pouvais rien faire d’autre. Leur affection y était aussi pour quelque chose, car ils ne voulaient pas m’imposer des fatigues matérielles. Mais l’attachement à leur “ savoir faire ” dépassait encore leur affection.

        Je ne m’impose que dans des cas exceptionnels, Maria. Généralement, je vous laisse libres et j’attends. Ce jour-là, j’étais fatigué et on me priait de me reposer, c’est-à-dire de les laisser faire, eux qui étaient si capables. Je me suis donc endormi. Dans mon sommeil, se mêlait aussi cette constatation que l’homme est “ homme ” et qu’il veut agir par lui-même sans se rendre compte que Dieu ne demande qu’à l’aider. En ces “ sourds spirituels ”, en ces “ aveugles spirituels ”, je voyais tous les sourds et aveugles spirituels qui, des siècles durant, iraient à leur ruine pour avoir voulu “ agir par eux-mêmes ”, alors que je suis penché sur leurs besoins en attendant qu’ils m’appellent à l’aide.

        Quand Pierre a crié : “ Sauve-nous ! ”, mon amertume est tombée comme un caillou qu’on lâche. Je ne suis pas “ homme ”, je suis l’Homme-Dieu. Je n’agis pas comme vous agissez. Vous, quand quelqu’un a repoussé votre conseil ou votre aide, et que vous le voyez dans l’embarras, même si vous n’êtes pas méchants au point de vous en réjouir, vous l’êtes assez pour rester, dédaigneux, indifférents, à le regarder sans vous émouvoir de son appel à l’aide. Par votre attitude, vous lui faites comprendre : “ Lorsque j’ai voulu t’aider, tu n’as pas voulu ? Maintenant, débrouille-toi. ” Mais moi, je suis Jésus. Je suis le Sauveur. Et je sauve, Maria. Je sauve toujours, dès qu’on m’appelle.

        Les pauvres hommes pourraient objecter : “ Alors pourquoi permets-tu aux tempêtes isolées ou généralisées de se former ? ”

        Si, par ma puissance, je détruisais le mal, quel qu’il soit, vous arriveriez à vous prendre pour les auteurs du bien qui, en réalité, est un don de ma part, et vous ne vous souviendriez plus jamais de moi. Plus jamais.

        Vous avez besoin, mes pauvres enfants, de la souffrance pour vous rappeler que vous avez un Père, comme le fils prodigue qui se rappela qu’il avait un père quand il eut faim. Les malheurs servent à vous persuader de votre néant, de votre déraison, cause de tant d’erreurs, de votre méchanceté, cause de tant de deuils et de douleurs, et de vos fautes, cause de punitions que vous vous infligez à vous-mêmes, tout comme de mon existence, de ma puissance, de ma bonté.

        Voilà le message de l’évangile d’aujourd’hui. “ Votre ” évangile de l’heure présente, mes pauvres enfants. Appelez-moi. Jésus ne dort que parce qu’il est angoissé de vous voir sans amour pour lui. Appelez-moi et je viendrai. »

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