En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui
qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » À cette heure-là, Jésus
guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits
mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de
voir. Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez
vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les
lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les
pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui qui ne trébuchera pas à
cause de moi ! »
Les gens, entendant parler d’Hérode et comprenant quel est celui qui en parle, se pressent avec curiosité autour du groupe de Jésus et des trois hommes.
« Que vouliez-vous me demander ? demande Jésus après les échanges de salutations avec les deux austères personnages.
– Parle, Manahen, toi qui sais tout, et qui lui es plus attaché, dit l’un des deux.
– Voici, Maître. Tu dois être indulgent si, par excès d’amour, les disciples en viennent à se méfier de Celui qu’ils croient opposés à leur maître ou désireux de le supplanter. C’est ce que font tes disciples, de même que ceux de Jean. C’est une jalousie compréhensible qui montre tout l’amour des disciples pour leurs maîtres. Quant à moi… je suis impartial, et ceux qui m’accompagnent ici peuvent le confirmer, car je te connais et je connais Jean ; et je vous aime avec justice, au point que, bien que je t’aime, toi, pour ce que tu es, j’ai préféré faire le sacrifice de rester auprès de Jean parce que je le vénère, lui aussi, pour ce qu’il est, et actuellement parce qu’il est plus en danger que toi. Maintenant, à cause de cet amour que les pharisiens attisent par rancœur, ils en sont venus à douter que tu es le Messie. Et ils l’ont avoué à Jean, croyant lui faire plaisir en lui disant : “ Pour nous, c’est toi qui es le Messie. Nul ne peut être plus saint que toi. ” Jean a commencé par leur faire des reproches en les traitant de blasphémateurs puis, après ces reproches, il leur a expliqué avec plus de douceur tout ce qui te désigne comme le vrai Messie. Enfin, voyant qu’ils n’étaient pas encore persuadés, il a pris deux d’entre eux – ceux-ci – et leur a dit : “ Allez le trouver et dites-lui en mon nom : ‘ Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? ’” Il n’a pas envoyé les disciples autrefois bergers car, eux, ils croient et il n’aurait servi à rien de les envoyer. Mais il a choisi des hommes qui doutent pour qu’ils t’approchent et que leurs paroles dissipent les questionnements de ceux qui sont comme eux. Je les ai accompagnés pour pouvoir te voir. J’en ai fini : à toi, maintenant, d’apaiser leurs incertitudes.
– Mais ne nous crois pas hostiles, Maître ! Les paroles de Manahen pourraient te le faire penser. Nous… nous… Nous connaissons depuis des années Jean-Baptiste et nous l’avons toujours vu saint, pénitent, inspiré. Toi… nous ne te connaissons que par ce que d’autres en disent. Et tu sais ce qu’est la parole des hommes… Elle crée et détruit renommée et éloges par le contraste entre ceux qui exaltent et ceux qui dénigrent, comme un nuage se forme et se dissipe par l’effet de deux vents contraires.
– Je sais, je sais… Je lis dans votre âme, et vos yeux lisent la vérité dans ce qui vous entoure, de même que vos oreilles ont entendu mon entretien avec la veuve. Cela suffirait pour vous convaincre. Mais je vous dis : observez ce qui m’entoure. Ici, il n’y a ni riches ni jouisseurs, ni personnes scandaleuses. Mais des pauvres, des malades, des juifs honnêtes qui veulent connaître la Parole de Dieu. Rien d’autre. Celui-ci, celui-là, cette femme, et aussi cette fillette et ce vieillard sont venus ici malades et sont maintenant en bonne santé. Interrogez-les et ils vous diront ce qu’ils avaient, comment je les ai guéris, et comme ils vont maintenant. Allez-y, faites-le. Pendant ce temps, je discute avec Manahen. »
Jésus fait mine de se retirer.
« Non, Maître. Nous ne doutons pas de tes paroles. Donne-nous seulement une réponse à apporter à Jean, afin qu’il voie que nous sommes venus et qu’il puisse se baser sur elle pour convaincre nos compagnons.
– Allez rapporter ceci à Jean : “ Les sourds entendent : cette fillette était sourde et muette. Les muets parlent : cet homme était muet de naissance. Les aveugles voient. ”
Homme, viens ici. Dis-leur ce que tu avais » dit Jésus en prenant un miraculé par le bras.
Ce dernier répond :
« Je suis maçon, et un seau plein de chaux vive m’est tombé sur la figure et m’a brûlé les yeux. Depuis quatre ans, j’étais dans les ténèbres. Le Messie a humecté mes yeux desséchés avec sa salive et ils sont redevenus plus frais que quand j’avais vingt ans. Qu’il en soit béni. »
Jésus reprend :
« Et avec les aveugles, les sourds et les muets guéris, les boiteux se redressent et les estropiés courent. Voilà ce vieillard qui était tout à l’heure déformé et qui est maintenant droit comme un palmier du désert et agile comme une gazelle. Les maladies les plus graves guérissent. Toi, femme, qu’avais-tu ?
– Un mal au sein pour avoir trop donné de lait à des bouches voraces et le mal, avec le sein, me rongeait la vie. Maintenant, regardez ! »
Elle entrouvre son vêtement, montrant son sein intact et elle ajoute :
« Ce n’était qu’une plaie, comme ma tunique encore couverte de pus le montre. Maintenant, je rentre chez moi mettre un vêtement propre. Je suis forte et heureuse. Alors que, hier seulement, j’étais mourante, amenée ici par des gens charitables, et si malheureuse… à cause des enfants qui allaient bientôt être sans mère. Louange éternelle au Sauveur !
– Vous entendez ? Et vous pouvez interroger le chef de la synagogue de cette ville sur la résurrection de sa fille. En allant vers Jéricho, passez par Naïm. Informez-vous au sujet du jeune homme ressuscité en présence de toute la ville, au moment où on allait le mettre au tombeau. Vous pourrez ainsi rapporter que les morts ressuscitent. Que beaucoup de lépreux sont guéris, comme vous pouvez l’apprendre dans de nombreuses localités d’Israël ; si vous voulez aller à Sycaminon, cherchez-en parmi les disciples et vous en trouverez plusieurs. Dites donc à Jean que les lépreux sont purifiés. Et dites, puisque vous le voyez, que la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Et bienheureux celui qui ne sera pas scandalisé à mon sujet. Rapportez cela à Jean. Et dites-lui que je le bénis avec tout mon amour (...)
Jésus, par l’Église, nous veut adulte spirituellement (3/3)
Azarias [L’ange gardien de Maria Valtorta] dit :
[...] « Après l’obscurité vient la lumière, toujours : à la création du monde, à la naissance du jour après la nuit, dans la succession des époques et des ères. La corruption engendre des éléments de vie à partir de la mort. Les fosses obscures des cimetières dégagent des petites flammes dansantes qui, recueillies, pourraient donner chaleur et lumière. Même aux périodes spirituelles de grande tristesse, où il semble que la mort doive éteindre la vie, les ténèbres vaincre la lumière et la matière étrangler l’esprit, la vie, la lumière et l’esprit ne sont pas pour autant vaincus. Ils sont piétinés. Ils sont cachés, comme le grain jeté dans le sillon et couvert de fumier pendant les tristes mois de l’hiver. Ce petit grain enterré sous des couches de poussière et sous la puanteur du fumier semble avili. Il semble perdu pour le soleil, et le soleil perdu pour lui. Mais, justement parce qu’il est là-dessous, mortifié, écrasé, recouvert par la poussière et le fumier, il peut s’enraciner pour n’être jamais plus le léger petit grain que le passant peut broyer du pied, que le vent emporte ailleurs ou que l’oiseau avale : il peut devenir une plante stable, gaie, utile, prospère, bénéfique, triomphante sous le vif soleil des mois les plus beaux et dont la valeur et la puissance sont multipliées.
La lumière semble s’obscurcir et la mort venir. La corruption se répand et prédomine en lourdes vagues. Ne craignez pas. C’est ce qu’il faut pour secouer ceux qui se sont assoupis et leur faire désirer les voix d’en haut. La lutte est utile pour maintenir la force de l’athlète. La nausée de la corruption fait désirer ce qui est pur. Les ténèbres poussent à rechercher la lumière. Le matérialisme, qui atteint des limites effrayantes, engendre une poussée de spiritualité.
L’humanité, saisie comme une balle par Satan parce qu’elle s’était endormie dans le brouillard d’époques sans luttes religieuses, jetée avec dérision dans la boue… rebondira vers le haut par réaction au choc. L’ère de l’esprit viendra après cette ère de matérialisme. L’ère de la lumière reviendra après l’obscurantisme actuel. L’ère de la vie succédera à cette agonie presque mortelle. L’ère de Dieu se lèvera pour être la force dans l’ultime combat. L’ère de Dieu régnera après celle de Satan.
Debout, chrétiens, dans la plénitude de votre amour pour Dieu, pour l’Église, pour le prochain et pour vous-mêmes ! Dieu le Père vous a envoyé son Fils, qui est aussi votre frère par la Mère, pour qu’il soit votre Maître et Rédempteur, et que vous soyez fils de Dieu. Comme vous êtes des fils, Dieu a infusé l’Esprit de son Fils bien-aimé dans vos cœurs, celui qui crie pour vous : “Abba ! Père !”
L’homme, même le plus parfait, ne saurait jamais prier avec l’amoureuse violence qui obtient le miracle, tous les miracles. Voici alors que l’esprit de Dieu prie en vous, pour vous, et obtient ce qui vous est saintement utile et nécessaire, apte à vous sanctifier. C’est toujours l’Esprit du Seigneur qui, enfermé dans le cœur des fidèles, demande et crie avec des gémissements inexprimables : “Abba ! Père !”
Il le dit pour vous. De quoi auriez-vous peur, si vous pouvez dire : “Père” à Dieu, si l’Esprit de Dieu lui-même dit que vous êtes fils de Dieu ? Si l’Esprit que Dieu aime infiniment, puisque c’est lui-même, prie et appelle pour vous ?
Courage donc, et ne craignez pas les choses qui passent. N’ayez pas peur. Vous n’êtes pas des serviteurs qui peuvent être licenciés du jour au lendemain et n’ont aucun droit sur les biens du père de famille. Vous êtes des fils, nés à la vraie vie par les mérites du Christ, gardés en vie par ces mêmes mérites que l'Épouse du Christ vous offre maternellement. Vous êtes des fils, et l’héritage paternel ne peut vous être enlevé. Il ne peut être détruit, parce que le Royaume des cieux est intouchable, les éléments corrupteurs de la terre ne peuvent rien sur lui. Les feux de Satan et les hordes déchaînées des démons ne parviennent pas aux lumineuses contrées où la joie des saints atteint sa plénitude, où la paix se perfectionne, où la charité est si sublime que vous n’en connaîtrez l’extension et la douceur extraordinairement béatifique qu’après cette vie.
Cette jouissance, cet état de paix, cette possession de l’amour qui fait déjà la joie des vrais serviteurs de Dieu que vous êtes et que moi, ange du Seigneur, je vous souhaite toujours plus parfaite, vous attendent là-haut. Ils sont à vous. Ils sont à ceux qui, contre tout et tous, et par fidélité à la Parole, savent devenir et demeurer enfants de Dieu.
Je bénéficie de ce service depuis plusieurs mois et je le trouve fabuleux :
un immense bravo à toutes vos équipes pour ce service incroyable et je
suis persuadé qu'il est un levain de conversion et d'évangélisation qui
ne va pas cesser de croître :-)