Partager sur
FR-Evangile-Illustre-2018-08-07.jpg
4 août 2026 -
Logo Évangile
L'évangile du jour
« Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée » (Mt 15, 1-2.10-14)

En ce temps-là, des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. » Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »


Logo Maria Valtorta
Dans les visions de Maria Valtorta
parabole-sur-les-fronts-des-rois-detrones.jpg
Date
8 novembre 28
Lieu
Endor
Livre
Tome 5 - ch 301.5
2ème année vie publique

       (...) Pierre, après un moment de silence, parce que le sérieux de Jésus intimide les caractères les plus exubérants, demande :

       « Maître, moi – et je ne suis pas le seul –, je n’ai pas bien compris la parabole. Explique-la-nous un peu. Comment se fait-il que ce qui entre ne rend pas impur et que ce qui sort le fait ? Moi, si je prends une amphore propre et que j’y verse de l’eau sale, je la contamine. Par conséquent, ce qui entre dedans la contamine. Mais si je verse sur le sol de l’eau d’une amphore remplie d’eau pure, je ne contamine pas l’amphore parce que de l’amphore, il sort de l’eau pure. Et alors ? »

       Jésus répond :

       « Nous ne sommes pas une amphore, Simon. Nous ne sommes pas des amphores, mes amis. Et tout n’est pas pur dans l’homme ! Mais êtes-vous encore maintenant sans intelligence ? Réfléchissez au cas sur lequel les pharisiens vous accusaient. Vous, disaient-ils, vous vous contaminiez parce que vous portiez de la nourriture à votre bouche avec des mains poussiéreuses, en sueur, impures en somme. Mais où allait cette nourriture ? De la bouche à l’estomac, de celui-ci au ventre, du ventre à l’égout. Mais cela peut-il apporter l’impureté à tout le corps, et à ce qui est contenu dans le corps, si cela passe seulement par le canal approprié pour remplir son office de nourrir la chair, uniquement celle-ci et en finissant, comme il est juste que cela finisse, aux lieux d’aisance ? Ce n’est pas cela qui contamine l’homme !

       Ce qui contamine l’homme, c’est ce qui est à lui, uniquement à lui, engendré et enfanté par son moi. C’est-à-dire ce qu’il a dans le cœur, et qui du cœur monte aux lèvres et à la tête, corrompt la pensée et la parole et contamine l’homme tout entier. C’est du cœur que proviennent les pensées mauvaises, les homicides, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages et les blasphèmes. C’est du cœur que proviennent les cupidités, les penchants vicieux, les orgueils, les envies, les colères, les appétits exagérés, l’oisiveté coupable. C’est du cœur que vient l’excitation à toutes les actions. Et si le cœur est mauvais, elles seront mauvaises comme le cœur. Toutes les actions : des idolâtries aux médisances sans sincérité… Tous ces graves désordres qui vont de l’intérieur à l’extérieur corrompent l’homme, mais pas le fait de manger sans se laver les mains. La science de Dieu n’est pas quelque chose de terre à terre, une boue que tout pied peut fouler. Mais c’est une connaissance sublime qui vit dans les régions des étoiles et de là descend avec des rayons de lumière pour devenir clarté pour les justes. Ne veuillez pas, vous au moins, l’arracher aux cieux pour l’avilir dans la boue… Allez-vous reposer, maintenant. Moi, je sors pour prier. »


Logo approfondir
Approfondir
Abbaye de Boquen - choeur et transept droit
La grâce, c’est posséder la lumière, la force, la sagesse de Dieu.

Jésus dit :

[...] “Aujourd’hui je veux te parler de la ‘grâce’. Tu verras qu’elle a un rapport avec les autres sujets même si, à première vue, cela ne te semble pas le cas. Tu es un peu fatiguée, Maria, mais écris quand même. Ces leçons te serviront aux jours de jeûne où moi, ton Maître, je ne te parlerai pas.

Qu’est-ce que la grâce ? Tu as étudié et expliqué la question bien des fois. Mais je veux t’expliquer la grâce à ma façon dans sa nature et dans ses effets.

La grâce, c’est posséder en vous la lumière, la force, la sagesse de Dieu. En d’autres mots, avoir la ressemblance intellectuelle avec Dieu, ce qui est le signe unique et incomparable de votre filiation à Dieu.

Sans la grâce, vous seriez simplement des créatures animales, évoluées au point d’être pourvues de raison et d’une âme, mais d’une âme au niveau de la terre, capable d’évoluer dans les contingences de la vie terrestre, mais incapable de s’élever jusqu’aux régions de la vie de l’esprit. Donc, pas beaucoup plus que des brutes, dont la conduite est réglée seulement par l’instinct, et en vérité, elles vous dépassent très souvent par leur conduite.

La grâce est donc un don sublime, le plus grand don que Dieu, mon Père, ait pu vous faire. Et il vous le fait gratuitement parce que son amour de Père pour vous est infini, tout comme il est lui-même infini. Vouloir nommer tous les attributs de la grâce signifierait faire une longue liste de substantifs et d’adjectifs, et ils n’expliqueraient toujours pas parfaitement ce qu’est ce don.

Rappelle-toi seulement ceci: la grâce, c’est posséder le Père, vivre dans le Père; la grâce, c’est posséder le Fils, jouir des mérites infinis du Fils; la grâce, c’est posséder l’Esprit saint, bénéficier de ses sept dons. Bref, la grâce, c’est Nous posséder, le Dieu Unique en Trois Personnes, et avoir autour de votre personne mortelle les légions des anges qui Nous adorent en vous.

L’âme qui perd la grâce perd tout. En ce qui la concerne, le Père l’a créée en vain, le Fils l’a rachetée en vain, l’Esprit Saint lui a infusé ses dons en vain, les Sacrements existent en vain. Elle est morte. Branche pourrie qui, sous l’action corrosive du péché, se détache et tombe de l’arbre de vie et achève de se putréfier dans la boue. Si une âme savait se conserver telle qu’elle est après le Baptême et après la Confirmation, c’est-à-dire au moment où elle est littéralement imbibée de grâce, cette âme serait à peine moins que Dieu. Que cela te dise tout.”

La grâce, c’est posséder en vous la lumière, la force, la sagesse de Dieu. En d’autres mots, avoir la ressemblance intellectuelle avec Dieu, ce qui est le signe unique et incomparable de votre filiation à Dieu.

Sans la grâce, vous seriez simplement des créatures animales, évoluées au point d’être pourvues de raison et d’une âme, mais d’une âme au niveau de la terre, capable d’évoluer dans les contingences de la vie terrestre, mais incapable de s’élever jusqu’aux régions de la vie de l’esprit. Donc, pas beaucoup plus que des brutes, dont la conduite est réglée seulement par l’instinct, et en vérité, elles vous dépassent très souvent par leur conduite.

La grâce est donc un don sublime, le plus grand don que Dieu, mon Père, ait pu vous faire. Et il vous le fait gratuitement parce que son amour de Père pour vous est infini, tout comme il est lui-même infini. Vouloir nommer tous les attributs de la grâce signifierait faire une longue liste de substantifs et d’adjectifs, et ils n’expliqueraient toujours pas parfaitement ce qu’est ce don.

Rappelle toi seulement ceci: la grâce, c’est posséder le Père, vivre dans le Père; la grâce, c’est posséder le Fils, jouir des mérites infinis du Fils; la grâce, c’est posséder l’Esprit saint, bénéficier de ses sept dons. Bref, la grâce, c’est Nous posséder, le Dieu Unique en Trois Personnes, et avoir autour de votre personne mortelle les légions des anges qui Nous adorent en vous.

L’âme qui perd la grâce perd tout. En ce qui la concerne, le Père l’a créée en vain, le Fils l’a rachetée en vain, l’Esprit Saint lui a infusé ses dons en vain, les Sacrements existent en vain. Elle est morte. Branche pourrie qui, sous l’action corrosive du péché, se détache et tombe de l’arbre de vie et achève de se putréfier dans la boue. Si une âme savait se conserver telle qu’elle est après le Baptême et après la Confirmation, c’est-à-dire au moment où elle est littéralement imbibée de grâce, cette âme serait à peine moins que Dieu. Que cela te dise tout.”

Les Cahiers de 1943, 6 juin