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22 avril 2026 -
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L'évangile du jour
« Telle est la volonté de mon Père » (Jn 6, 35-40)

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » 


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
23 février 29
Lieu
Capharnaüm
Livre
Tome 5 - ch 354.11
3ème année vie publique

        (...) – Mais où est ce Pain ? Comment le trouve-t-on ? Quel nom a-t-il ?

        – Moi, je suis le Pain de vie. C’est en moi qu’on le trouve. Son nom est Jésus. Qui vient à moi n’aura plus jamais faim, et qui croit en moi n’aura plus jamais soif, car les fleuves célestes se déverseront en lui, éteignant toute ardeur matérielle. Je vous l’ai dit, désormais. Vous me connaissez à présent, et pourtant vous ne croyez pas. Vous ne pouvez croire que tout est en moi. Et pourtant, c’est ainsi. C’est en moi que se trouvent tous les trésors de Dieu. C’est à moi qu’est donné tout ce qui appartient à la terre, de sorte que les Cieux glorieux et la terre militante sont réunis en moi. Même, elle est en moi, la foule de ceux qui sont morts dans la grâce de Dieu et attendent en souffrant, car tout pouvoir est en moi et pour moi. Et je vous le dis : tout ce que le Père me donne viendra à moi. Et je ne chasserai pas celui qui vient à moi car je suis descendu du Ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Or voici la volonté de mon Père, du Père qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. La volonté du Père qui m’a envoyé est que quiconque connaît le Fils et croit en lui ait la vie éternelle et que je puisse le ressusciter au Dernier Jour, en le voyant nourri de la foi en moi et marqué de mon sceau. »

        Ce discours nouveau et hardi du Maître suscite tout un bourdonnement dans la synagogue et au-dehors. Et lui, après avoir repris haleine un instant, tourne ses yeux étincelants de ravissement là où l’on murmure davantage – or ce sont précisément les groupes où il y a des juifs. Il reprend : (...)


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Il y a 83 ans : la première vision reçue par Maria Valtorta

[Le soir du jeudi saint, le 22 avril 1943, Maria Valtorta reçoit la ‘vision’ d’une violette au pied de la Croix. Elle lui dévoile et l’introduit dans celle qui sera sa mission. Le jour suivant, vendredi saint 1943, suit la première ‘dictée’. Ainsi commence une des plus grande révélation privée de l’histoire du christianisme.]

[...] Hier soir, j’avais lu le journal ; et puis, lasse même de ça, j’avais fermé les yeux et je restais là… inerte. Tout à coup, j’ai vu, mentalement, un terrain très pierreux et aride. Cela ressemblait au sommet d’un monticule comme on en voit tant dans nos collines. Dénué de toute végétation, riche seulement en pierres et silex brutes blanchâtres, il était entouré d’un vaste horizon. Tout au sommet avait poussé un plant de violettes, la seule chose vivante au milieu d’une telle désolation. Je voyais distinctement la touffe épaisse de feuilles rapprochées les unes des autres, comme pour mieux résister aux vents qui battaient la cime. Quelques bourgeons de violette, plus ou moins ouverts, montraient leur petite tête au-dessus de la touffe verte. Mais une seule violette était complètement éclose, belle, d’une couleur vive, corolle ouverte tendue vers le ciel.

Ce fut de la voir si droite, comme si elle était attirée par une force singulière, qui fixa mon attention et me fit chercher du regard. Et je vis une planche, une grosse planche enfoncée dans le sol. On aurait dit un tronc grossièrement raboté, encore rugueux. A un mètre et demi du sol, peut-être moins, je vis deux pieds transpercés… je ne vis que cela hier soir. Deux pieds torturés. Et qu’il fussent âprement torturés se devinait à la contraction des orteils qui se repliaient presque jusqu’à la plante des pieds comme en un spasme tétanique.

Du sang, qui coulait le long des talons, tombait sur la planche rugueuse et la sillonnait jusqu’au sol. D’autre gouttes tombaient des orteils contractés et ruisselaient sur la touffe de violettes. C’est donc vers cela que se tournait la violette, toute tendue vers le ciel ! Vers ce sang qui la nourrissait, tout comme il nourrissait cette touffe unique de verdure qui avait su, en cette terre stérile, pousser contre ce bois.

Cette vision m’a dit beaucoup de choses… Et quand vous* êtes venu, j’étais en train de voir ce signe qui était mon sermon du Mercredi Saint. Cette scène ne s’est pas évanouie. Elles ne s’évanouissent pas facilement. Elles restent clairement gravées dans le cerveau, même si les choses habituelles reprennent, ou tentent de reprendre, le dessus.

Et puis ce matin, avant que vous n’arriviez, j’ai entrevu le reste du corps. Je dis bien, entrevu, parce qu’il apparaissait et disparaissait comme dans l’ondoiement de voiles de brouillard. D’autres fois, l’i­mage en était beaucoup plus nette… mais, alors, il me semblait mort. Maintenant, il me paraît vivant. Et je pense que c’est une grande pitié de la part de Jésus de ne pas me montrer son visage. Jésus est tellement affligé, la tristesse que lui cause l’iniquité humaine – qui ne faiblit jamais mais, bien au contraire, ne cesse de grandir – a atteint une telle intensité que nous ne pourrions supporter, sans en mourir de douleur, l’expression de son divin visage.

Jésus, mon Maître, de sa parole muette, me dit que ma place est plus que jamais au pied de la croix. Je dois tirer ma vie uniquement de son Sang… et mon seul devoir est d’être l’encens au pied de son trône de Rédempteur. L’encens dont le parfum recouvre l’odeur nauséabonde du péché, de la méchanceté, de la barbarie qui émane de la terre. L’encens n’exhale son parfum qu’en brûlant et en se consumant. Et c’est ce que je dois faire.

La vision me dit aussi que la fleur peut attirer d’autres regards à la croix, peut amener d’autres créatures à s’incliner sous la pluie de son sang. C’est là la tâche de la fleur envers Dieu et son prochain. Réparation d’amour envers Jésus et attraction à Jésus de beaucoup de cœurs, en acceptant de vivre à cette fin dans un désert aride, seule avec la croix.

Je pourrais dire que je suis restée les lèvres pressées contre ces pieds transpercés comme si je buvais à une source qui est à la fois fraîcheur et ardeur. Une sensation spirituelle, mais si vive qu’elle semble réelle… [...]

* Il s’agit du père Romualdo Migliorini.

Les Cahiers de 1943, 22 avril